En exclusivité, la réaction du Dr Nadir Boumendjel, après la reconnaissance par le président Emmanuel Macron de l'assassinat d'Ali Boumendjel par l'armée française

08 mars 2021 à 01h58

Le président de la république Emmanuel Macron a reconnu mardi 2 mars 2021, "au nom de la France", que l'avocat et dirigeant nationaliste algérien, le chahid, maître Ali Boumendjel avait été "torturé et assassiné" par l'armée française pendant la guerre d'Algérie en 1957, un geste d'apaisement recommandé par le rapport de l'historien français Benjamin Stora.

Le président Macron a lui-même annoncé cette reconnaissance aux petits-enfants d'Ali Boumendjel en les recevant mardi, au palais de l'Elysée. A l'époque l'assassinat de l'avocat avait été maquillé en suicide.

"Au coeur de la Bataille d'Alger, il fut arrêté par l'armée française, placé au secret, torturé, puis assassiné le 23 mars 1957", détaille la présidence française dans le communiqué.

Pour rappel, En 2000, "Paul Aussaresses (ancien responsable des services de renseignement à Alger, NDLR) avoua lui-même avoir ordonné à l'un de ses subordonnés de le tuer et de maquiller le crime en suicide". 

Ce vendredi 5 mars, deux jours après cette reconnaissance historique dans l'affaire Ali Boumendjel, son fils, le Docteur Nadir Boumendjel a réservé à France Maghreb 2, sa première réaction à l'initiantive du président français. Il a répondu aux questions de Tarek Mami et Christophe frot, dans le cadre du LGF (Le Grand Forum)