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Covid-19- Afrique du Sud : ce pays devrait s'attendre à 100.000 morts en trois mois !

13 mai 2020 à 16h07 Par France Maghreb 2
Les décès doublent tous les 10 jours, ce qui porterait le nombre de décès à 12.500 en deux mois et à 100.000 en trois mois...
Crédit photo : Capture d'écran

Au rythme actuel des nouvelles infections au covid-19, l'Afrique du Sud devrait s'attendre à 100.000 morts durant les trois prochains mois, a indiqué mercredi le directeur général du cabinet de conseil économique et politique sud-africain Austin Lawrence Gidon, Marius Strydom.

Le taux de mortalité quotidien de 7 pc, enregistré actuellement en Afrique du Sud, signifie que les décès doublent tous les 10 jours, ce qui porterait le nombre de décès à 12.500 en deux mois et à 100.000 en trois mois, a expliqué le responsable, notant que des mesures concrètes sont nécessaires pour remédier à cette situation.

Bien que l'Afrique du Sud ait pu ralentir la propagation de la pandémie, en passant d'une hausse quotidienne moyenne des nouvelles infections de 30 pc avant le confinement à 6 pc au cours du mois d'avril, il est primordial d'éviter de prendre des décisions précipitées, a ajouté Strydom.

Par ailleurs, a précisé Strydom, l'assouplissement des mesures du confinement pourrait constituer un facteur favorable à la hausse des décès puisque le système de santé ne pourra pas être en mesure de faire face à une augmentation rapide du nombre des infections.

Cette maladie constitue un risque plus élevé pour les personnes âgées et pour les personnes présentant des comorbidités comme le diabète, les maladies pulmonaires et les maladies cardiovasculaires, a-t-il poursuivi.

 Il a signalé également qu'une grande partie de la population sud-africaine est porteuse du VIH et près de 2,5 millions ne prennent pas de traitement antirétroviral (ARV).

L'Afrique du Sud devrait prendre un certain nombre de mesures pour améliorer sa visibilité dans cette crise et assurer un retour à la normalité sans mettre en péril des vies humaines, augmenter les pressions sur le système de santé et causer des dommages encore plus graves à l'économie et au tissu social, a-t-il conclu. 

Avec MAP