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Edouard Philippe annonce un débat annuel sur l’asile et l’immigration

12 juin 2019 à 22h55 Par Feiza Ben Mohamed
Le premier ministre Edouard Philippe a annoncé mercredi au cours d’un discours devant l’Assemblée Nationale, la tenue annuelle d’un « débat au Parlement sur les orientations de la politique d’immigration et d’asile ».

« Le premier aura lieu au mois de septembre » a précisé le chef du gouvernement, qui considère que pour « bien accueillir et bien intégrer ceux qui rejoignent notre pays » il faut « maîtriser ces flux migratoires ».

Il a également expliqué que « la France portera avec de nombreux partenaires, un projet de refondation complète de Schengen ».

Dans son allocution, retransmise en direct à la télévision, il a par ailleurs abordé la question de l’écologie.

« Nous fermerons la centrale de Fessenheim avant la fin 2020. Nous avons proposé un chemin crédible pour réduire la part du nucléaire à 50% d’ici 2035, avec le développement massif du renouvelable et notamment de l’éolien en mer » a-t-il annoncé, précisant que « les Français doivent être les premiers acteurs de la transition écologique » et que « la convention citoyenne pour la transition écologique et climatique constituera un moment de démocratie participative inédit ».

Il a en outre annoncé que « le projet de loi bioéthique autorise le recours à la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes » et qu’il « pourra être débattu au Parlement dès la fin septembre ».

Edouard Philippe a enfin réaffirmé qu’il « faut réformer l'organisation du culte musulman ».

Il a fait savoir que les assises territoriales de l’Islam de France, organisées dans toutes les préfectures en 2018 sous l’impulsion du gouvernement, a fait émerger « un large consensus(...) en faveur d'un encadrement départemental » qu’il souhaite « concrétiser ».

« L'islam de France doit recruter et former des imam en France, qui parlent le Français. S'il faut des dispositions pour renforcer la transparence du financement des cultes, le gouvernement les proposera sans remettre en cause la loi de 1905 et  le libre exercice des cultes » a conclu le chef du gouvernement.

Pour rappel, ce deuxième discours de politique générale d’Edouard Philippe depuis le début de son mandat en 2017 intervient alors que la France est secouée depuis novembre dernier par une mobilisation populaire inédite portée par les gilets jaunes, visant à obtenir plus de justice sociale.