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La cheffe de sécurité de Matignon démissionne

07 février 2019 à 21h10 Par La rédaction avec Anadolu Agency
Crédit photo : Google images

Marie-Élodie Poitout, responsable de la sécurité du Premier ministre Édouard Philippe a quitté, jeudi, ses fonctions à Matignon après avoir été éclaboussée par le scandale de l’affaire Benalla, ont rapporté les médias français.

Sa démission intervient deux jours après son audition par la brigade criminelle dans le cadre d’une enquête sur une conversation enregistrée entre Alexandre Benalla et Vincent Crase.

Cet enregistrement publié fin janvier par Mediapart a, une nouvelle fois, provoqué la polémique.

Marie-Elodie Poitout a été auditionnée, mardi par des enquêteurs qui cherchaient à savoir si elle est à l’origine de l’enregistrement clandestin entre les deux hommes, selon la radio RTL.

Le journal France Soir rapporte que c’est bien dans l’appartement de cette dernière qu’aurait eu lieu la discussion entre Vincent Crase et Alexandre Benalla, mais elle a nié l’avoir enregistrée.

Alexandre Benalla, ex-chargé de mission de l’Elysée et Vincent Crase, tous-deux mis en examen pour avoir exercé des violences sur des manifestants le 1er mai 2018, étaient interdits d’entrer en contact.

Les enregistrements prouvent qu’ils ont violé les injonctions de leur contrôle judiciaire.

Selon Matignon, cité par le journal « Les Échos », la cheffe de sécurité d’Edouard Philippe a nié « être d'une quelconque façon liée à une rencontre entre Benalla et Crase fin juillet».

Matignon ajoute que « consciente de la sensibilité de sa fonction » cette dernière « a demandé au Premier ministre d'être affectée sur une autre mission».

Toutefois, le nom de Marie-Elodie Poitout est au centre d’un autre volet de l’affaire Benalla.

La responsable de sécurité est, en effet, en couple avec Chokri Wakrim, proche d’Alexandre Benalla et qui serait impliqué, à ses côtés, dans un contrat de sécurité conclu avec l’oligarque russe Iskander Makhmudov, comme l’a révélé Mediapart.

A ce propos, Mediapart affirme détenir la preuve que Matignon est à l’origine de la perquisition intentée mardi par le parquet de Paris dans ses locaux.

La rédaction du journal a formellement refusé la perquisition au nom du secret des sources.