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Le Hijab de Décathlon, nouveau symbole d'une l'islamophobie pathologique

26 février 2019 à 15h07 Par Feiza Ben Mohamed
Crédit photo : Capture d'écran Al-Kanz.org

Revoilà les mêmes infatigables commentateurs, qui réagissent frénétiquement à la commercialisation d'un Hijab par le groupe Décathlon.
On avait pensé pendant quelques semaines que les "gilets jaunes" avaient réussi à éclipser l'obsession médiatico-politique pour les musulmans. Le répit aura été appréciable mais de courte durée!

C'est un article du site d'informations Al-Kanz, qui est venu piquer les islamophobes au vif, les poussant, de manière presque obsessionnelle, à réagir à un sujet qui rappelons-le, ne les concerne en rien.

Sous les projecteurs aujourd'hui, le désormais célèbre Hijab de running commercialisé par Décathlon comme il en existe déjà chez Nike.

Cette nouvelle offensive n'est pas sans rappeler le triste et dommageable épisode du burkini en 2016. Nombreux sont ceux qui avaient tenté de l'interdire, avant d'être rappelés à l'ordre par le Conseil d'Etat, plus haute juridiction administrative du pays.

Mais personne n'est dupe, ces prises de positions, contraires au droit français, ne visent qu'à servir leurs vils intérêts politiques.

Que cherchent ces gens, si ce n'est à diviser? Quels sont leurs objectifs si ce n'est exclure? Que prétendent-ils défendre si ce n'est l'islamophobie ?

Autant de questions auxquelles il est aisé de répondre en rappelant que le principe de laïcité autorise évidemment le port du Hijab et de tous les signes religieux, sans distinction, dans la limite du respect de l'ordre public.

Il apparait clair que le l'objectif visé ici, est celui de réduire la visibilité des femmes dans l'espace public. D'inlassables fragiles commentateurs, génés à la vue d'une femme voilée, tentent de nous faire croire qu'ils se soucient de la condition féminine, animés par de bons sentiments.

Il est impensable, qu'en France, on puisse attenter à un droit fondamental en prétendant défendre l'intérêt des femmes. Etre féministe c'est défendre toutes les femmes. Etre féministe, c'est vouloir qu'elles s'émancipent. Etre feministe c'est vouloir qu'elles soient libres de leurs choix, y compris de celui de se couvrir les cheveux.

Ils ne tromperont personne avec leurs indignations à géométrie variable, leurs offensives médiatiques qui ciblent sans arrêt une même catégorie de citoyens.

Ces polémiques à répétition pourraient être sans intérêt et ne mériteraient aucune réaction si elles n'avaient pas de conséquences gravissimes sur les femmes qu'elles pointent du doigt. Il est inutile de rappeler combien de femmes sont discriminées ou agressées chaque année pour avoir fait le libre choix de porter un foulard.

Les fervents défenseurs de l'interdiction du voile se cachent derrière l'argument selon lequel certaines femmes seraient forcées à se voiler par un père, un frère ou un mari. Si ces cas peuvent exister de manière marginale, qu'arriverait-il à ces femmes si le port du voile venait, demain, à être interdit? La réponse est très simple, elles seraient assignées à résidence, privées de leurs activités. 

Oui, le Hijab de Décathlon, comme le Burkini, a des vertues émancipatrices. Il permet à toutes les femmes de pouvoir participer à des activités pour lesquelles elles avaient dû se restreindre pour des raisons qui leur appartiennent. Leur permettre d'avoir des équipements adaptés à leurs choix les plus intimes, participe indéniablement à préserver leur émancipation, et permet une plus grande mixité dans l'espace public.

A nos soeurs, nos mères, nos amies, et nos proches voilées (ou pas), soyez fières de ce que vous êtes, fières de ce que vous représentez, fières de vivre libres et ne vous souciez pas de ceux qui commentent vos choix, vos vies, et vos tenues. 

Ils nous trouveront sur leur chemin à chaque fois qu'ils tenteront d'assassiner une de nos libertés.

Ces usurpateurs doivent savoir qu'on ne laissera rien passer à ceux qui prétendent vouloir préserver les valeurs de la France tout en trahissant ses principes de liberté et d'égalité. Les avis personnels de ministres et autres députés qui tentent d'exister mediatiquement en pointant du doigt leurs cibles favorites, n'ont aucune valeur. Le droit est clair. Nous sommes TOUTES libres.