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Macron plaide pour un combat en matière de migration » sans oublier l'Islam...

25 avril 2019 à 22h53 Par La rédaction avec AA
« Aujourd’hui nous ne devons pas nous masquer. Quand on parle de laïcité (...) on parle du communautarisme qui s’est installé dans certains quartiers (...), d’une sécession qui s’est parfois sournoisement installée », a-t-il poursuivi.
Crédit photo : Palais de l'Elysée capture d'écran

Le président Français Emmanuel Macron a plaidé jeudi en conférence de presse depuis l’Elysée pour un « combat en matière de migration » et aspire à « refonder » la « politique migratoire ».

Le chef de l’Etat s’exprimait face à plus de 300 journalistes pour donner ses conclusions du « grand débat », lancé à la mi-janvier pour répondre à la crise des « gilets jaunes » qui frappe le pays depuis le 17 novembre 2018.

« Pour moi, le deuxième grand combat avec le climat, c’est le combat en matière de migration », a, d’emblée, expliqué Emmanuel Macron au sujet de l’immigration.

Il estime qu’il faut « profondément refonder notre politique migratoire » en ayant « une ambition de coopération de développement à l’égard de l’Afrique ».

Le président Macron a plaidé pour une « Europe qui tient ses frontières et les protèges » en ayant un « droit d’asile refondé et commun ».

Il juge par ailleurs nécessaire de « refonder Schengen ».

Avant d’évoquer la question migratoire, Emmanuel Macron, a abordé un thème qui ne figurait pas dans les doléances des gilets jaunes, à savoir, l’Islam.

Amorçant son propos par une introduction sur la laïcité et la nécessité de la préserver, il a fini par se féliciter d’avoir « fermé des écoles » dont il estime qu’elles ne respectaient « pas les lois de la République ».

« Aujourd’hui nous ne devons pas nous masquer. Quand on parle de laïcité (...) on parle du communautarisme qui s’est installé dans certains quartiers (...), d’une sécession qui s’est parfois sournoisement installée », a-t-il poursuivi.

Il a pointé du doigt des « gens qui au nom d’une religion poursuivent un projet politique, celui d’un islam politique ».

Le Président a « demandé au gouvernement d’être intraitable » grâce à une « politique ambitieuse de reconquête républicaine ».

Il souhaite enfin « renforcer les contrôles sur les financements venant de l’étranger et en étant beaucoup plus dur à l’égard de toute les formes de l’islamisme politique et du communautarisme ».

Ces deux séquences ont rapidement fait réagir les internautes sur les réseaux sociaux.

Nombreux sont ceux qui se sont étonnés que ces sujets soient abordés alors que les revendications des « gilets jaunes » portaient d’abord sur le pouvoir d’achat des français.