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Macron réaffirme la laïcité comme une liberté

01 mars 2019 à 21h39 Par Feiza Ben Mohamed
Crédit photo : Emmanuel Macron à Pessac le 28 février

Le président français Emmanuel Macron, interpellé jeudi soir à Pessac par une femme voilée, a tenu à réaffirmer qu’une entreprise qui refuserait d’embaucher une femme à cause de son foulard, se rendrait de coupable « discrimination ».

Le chef de l’Etat participait à un débat en Gironde, où il était accompagné de la secrétaire d’Etat à l’égalité Femmes-hommes Marlène Schiappa. 

Face à une assemblée uniquement féminine, il s’est prêté à un exercice de questions/réponses pendant plusieurs heures. 

En milieu de soirée, une femme voilée a fait le choix d’interpeller le président en lui expliquant ses difficultés à accéder au marché de l’emploi en raison de son foulard. 

« Si parce que vous portez un foulard vous n’êtes pas embauchée, c’est une discrimination à l’embauche et il faut le dénoncer » a-t-il rétorqué. 

Après avoir rappelé que la neutralité s’applique aux agents du service public, il a tenu à preciser que la loi de 1905 est une « loi de liberté » et qu’elle n’interdit pas aux entreprises privées d’embaucher des salariés porteurs de signes religieux. 

Emmanuel Macron a par ailleurs appelé à « dénoncer » les enseignes qui se livreraient à ce type de discriminations « pour que l’administration » puisse diligenter des contrôles et éventuellement émettre des sanctions. 

Si le président français ne s’est que très rarement exprimé sur le sujet de la laïcité depuis le début de son mandat, cette mise au point a le mérite de clarifier les choses, deux jours après l’affaire du hijab de Décathlon, érigée au rang de scandale d’Etat par des polémistes professionnels.