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Mort de Steve Maia Caniço: Edouard Philippe soutient Castaner

31 juillet 2019 à 15h19 Par La rédaction avec Anadolu Agency
Le premier ministre français Edouard Philippe a apporté mercredi au cours d’un point presse, « tout son soutien à Christophe Castaner », le ministre de l'Intérieur, concernant l’affaire Steve Maia Caniço, disparu dans la Loire (nord ouest) le soir de la fête de la musique après une charge policière.

Recherché depuis le 21 juin dernier, le corps du jeune homme de 24 ans a finalement été retrouvé dans le fleuve lundi et formellement identifié par une autopsie pratiquée mardi matin.

L’affaire n’en finit plus de provoquer l’émoi dans l’hexagone où une mobilisation nationale avait émergé pour tenter de retrouver Steve vivant.

« Le ministre de l’Intérieur n’est pas fragilisé et il a (...)le soutien du premier ministre », a martelé Edouard Philippe, lors d’un point presse en déplacement dans l’Essonne (région parisienne).

Il a rappelé avoir « pleinement confiance » en Christophe Castaner et être « mobilisé à la tâche pour n’accuser personne et ne dédouaner personne ».

Le chef du gouvernement a par ailleurs réaffirmé sa volonté que « la transparence soit faite, que les faits soient établis et que les responsabilités soient tirées ». 

La veille déjà, Edouard Philippe s’était exprimé en conférence de presse exceptionnelle depuis Matignon après l’identification formelle du corps de Steve.

Il avait fait savoir que l’enquête interne diligentée par l’Inspection Générale de la Police National (IGPN) n’avait pas établi « de lien entre la disparition de Steve et l’intervention de la police ».

Cette déclaration a provoqué un tollé notamment sur les réseaux sociaux où de nombreux internautes ont rappelé que la noyade du jeune homme était consécutive à une charge policière.

Parmi les politiques mobilisés pour dénoncer la mort de Steve, le député d’extrême gauche Jean-Luc Mélenchon a publié mardi soir sur son compte Facebook un long texte dans lequel il dénonce « ce qu’est devenu » la France.

Il estime que le « pouvoir » ne « contrôle plus la police parce qu’il l’a sollicitée pour des tâches dont il ne veut pas assumer la responsabilité politique ».

De son côté, le chef de file socialiste français et député Olivier Faure, a réclamé mercredi matin sur le compte Twitter du Parti Socialiste « une enquête parlementaire » indépendante pour réaffirmer que  « la sécurité n'est pas la surenchère ni la répression aveugle ».