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Palestine: Macron regrette la décision israélienne de retenir une partie des recettes fiscales palestiniennes

05 avril 2019 à 01h31 Par France Maghreb 2
La France est prête à se tenir aux côtés du peuple palestinien afin qu’il puisse vivre librement, dignement et établir un Etat indépendant, selon Macron.
Crédit photo : Images Elysée

La France est prête à se tenir aux côtés du peuple palestinien afin qu’il puisse vivre librement, dignement et établir un Etat indépendant, selon Macron.

Le président français Emmanuel Macron a exprimé sa préoccupation jeudi de la décision israélienne de retenir une partie des recettes fiscales de l’Autorité palestinienne.

C’est ce qui ressort de la missive envoyée par Macron au président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, selon l’agence de presse palestinienne (Wafa).

Le président français a indiqué dans sa correspondance que la décision israélienne « s’opposait aux principes du protocole de Paris et contribuerait à affaiblir les dispositions de l’accord d’Oslo qui représente toujours le principal cadre politique et juridique pour établir une paix juste et pérenne sur la base de la solution à deux Etats ».

Signé le 29 avril 1994, le protocole de Paris définit les relations économiques entre Israël et la Palestine. En vertu de cet accord, Israël perçoit des taxes sur les marchandises transitant par ses points de passage dans les territoires palestiniens et les transfère mensuellement au gouvernement de Ramallah.

« Cette décision va aggraver la situation financière difficile des Palestiniens », a-t-il signalé.

Macron a appelé à la nécessité de respecter les dispositions de l’accord d’Oslo et les principes du protocole de Paris assurant que la France s’active avec l’appui de ses alliés européens et internationaux pour pousser Tel-Aviv à transférer la totalité des recettes fiscales dues.

Il a affirmé également que la France suivrait de près l’application des principes du protocole de Paris et se tiendrait aux côtés du peuple palestinien qu’il puisse vivre librement, dignement et établir un Etat indépendant, en continuant à appuyer les finances palestiniennes et l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (Unrwa).

Le 17 février, le gouvernement israélien a décidé de retenir 502 millions de shekels (138 millions de dollars) des taxes qu’il collecte pour le compte de l’Autorité palestinienne.

Cette mesure israélienne a été justifiée par le versement d'allocations financières par l'Autorité palestinienne aux ex-prisonniers et aux familles des martyrs et des prisonniers détenus dans les prisons et les centres de détentions israéliens.

Les représentants des Etats arabes réunis fin mars à Tunis ont convenu d’activer le filet de sécurité financière pour la Palestine estimé à 100 millions de dollars par mois.

Le Sommet arabe du Koweït en 2010 avait approuvé un "filet de sécurité financière " d'une valeur de 100 millions de dollars par mois.

Ce mécanisme est à activer en cas de pressions financières exercés par Israël sur le gouvernement de Ramallah, en l’occurrence, les retenues sur des recettes fiscales que les Israéliens collectent auprès des Palestiniens pour le compte de l’Autorité palestinienne.