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PERQUISITION DE BARAKA CITY

16 octobre 2020 à 11h38 Par Tarek MAMI Journaliste – Directeur de radio France Maghreb 2
Idriss Sihamedi Président ONG BARAKA CITY
Crédit photo : Google images

Sur la perquisition des locaux de  l’ONG caritative musulmane Batak city je procéderais par une métaphore : Le climat actuel ressemble à un journal de météorologie
Il y a ce que l’on dit à la TV et il y a ce que ressentent les gens.

Dans le climat politique actuel, le Président de la République et le Ministre de l’Intérieur représentent le présentateur de la météo. l’immense majorité des citoyens français de confession musulmane jouent le rôle du téléspectateur.

Cela ne veut donc pas dire que le présentateur de la météo parle de ce qu’il ne sait pas et à partir des faits réels.

Ni que les citoyens qui ressentent plus le froid ou la chaleur soient des fieffés menteurs.


Il faut donc se mettre à la place de saint Louis et de Soliman le magnifique (dit Soliman Al quanouni ou juriste) un peu comme Bonaparte dans son volet Dicteur des codes juridiques.


Dans le cas présent, il revient à la police de faire les perquisitions après une autorisation d’un juge.

Mais ce juge a t’il autorisé que l’on casse des portes ou les biens des citoyens présumés toujours innocents tant que la justice ne les a pas condamnés, alors même qu’ au siège de l’association on propose les clés des bureaux pour éviter la casse et qu’au domicile du président de baraka City il n ‘y a pas besoin de bousculer une épouse ni de tout renverser pour chercher des éventuelles pièces à conviction.

La police et le juge, qui a autorisé cette perquisition, sont assez instruits pour savoir qu’avec le numérique et les réseaux sociaux les gens ne gardent plus de documents en papier, fruits d’éventuels obtentions sans droits ni titres.

Dans ces conditions tout citoyen est en droit de se questionner sur le but réel de cette perquisition.La justice est-elle à recherche d’éventuels documents relatifs aux questionnement du Président de baraka city adressés sur twister à mesdames Zohra Bitan et Zineb El Ghazaoui.

Deux personnes connues par leur présence multipliée sur les plateaux de TV d’information continue et sur des médias main Stream avec des discours à sens unique et mono-thématique.

Comme si tous les malheurs de la France sont créés par une source unique et connue l’islam et avec un peu de nuance l’islam politique.

Le terrorisme c’est lui.

La délinquance c’est lui.

Les territoires perdus de la république c’est lui.

La violence partout en France c’est lui.


Francis Bacon disait : « diffamez, diffamez, il en restera quelque chose», Goebbels renchérit « répétez un mensonge 1000 fois et il deviendra vérité ».

C'est ainsi, que beaucoup de nos concitoyens finissent par croire qu’effectivement l’islam, l’islam politique et les musulmans sont responsables de tout ce qui ne marche pas en France, même si paradoxalement les sondages disent le contraire

Dans cette affaire chacun est dans son rôle l’état par ses perquisitions et les défenseurs du Président de baraka city dans le leur.

Reste que cette défense du Président de Baraka City pose question tant les perquisitions ont sillonnées nos jours depuis 2015 sans levée de bouclier comme pour le cas de l’institut IESH ou de notre chroniqueur Yasser Louati.

La règle en démocratie est que l’état exerce ses prérogatives régaliennes et que la société civile joue son rôle de défenseur des droits et de rempart du triptyque de la république Liberté Égalité Fraternité.

Le drame des citoyens français de confession musulmane est qu’ils n’arrivent pas à se constituer en partie prenante de la société civile pour défendre ce qu’ils considère comme leurs droits qui sont également des droits qui intéressent la totalité des citoyens.


Ces citoyens de confession musulmane ont pourtant agis en tant qu’acteur de la société civile lors de « la marche contre le racisme et pour l’égalité des droits »

En 1983, marche dont le titre a été détourné par la classe politique socialiste et les médias dominants en « marche des beurs » autrement dit la marche des Arabes, partie non prenantes de la nation française autrement dit des étrangers chez eux.

De 1983 à 2020 le glissement sémantique a changé sur la forme.

on est passés des immigrés, aux arabes, des arabes aux beurs et enfin des beurs aux musulmans mais le fond reste le même le rejet par beaucoup de l’autre et le fait de considérer que la dernière grande vague d’immigration afro-maghrébine et ses descendants ne font pas partie du récit national français .

 

Pourtant on a appris à tous ces gens la depuis près de deux siècles que leurs ancêtres sont gaulois. Pauvre France.

Pauvre classe politique française qui pour trouver ou retrouver un siège politique vend son Âme et les valeurs de la république, qu’elle prétend défendre à commencer par la laïcité qui pour eux ne signifient pas la liberté de croire ou ne pas croire ou de pratiquer ou ne pas pratiquer mais l’interdiction de pratiquer la religion musulmane et l’obligation qu’ils ordonnent aux citoyens français de confessions musulmane de se conformer à leur vision.