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Tripoli : les services d'urgence annoncent que Les protagonistes du conflit n'ont pas accepté la demande de trêve

08 avril 2019 à 01h40 Par La rédaction avec AA
Plus tôt dans la journée de dimanche, la mission de l'organisation des Nations unies (ONU) en Libye a appelé, dimanche, à "une trêve humanitaire" de deux heures dans la banlieue sud de la capitale Tripoli, pour assurer l'évacuation des blessés et d
Crédit photo : Google images

Les services d'urgence du gouvernement libyen de Consensus, internationalement reconnu, ont annoncé, dimanche, que les protagonistes du conflit n'avaient pas répondu à la trêve demandée par la mission des Nations unies pour évacuer les civils des zones d'affrontements.

Le porte-parole du dispositif, Oussama Ali, a déclaré à Anadolu que les affrontements se poursuivaient et qu'il n'y avait pas de réponse. 

Ali a souligné que l'ambulance et les services d'urgence ont reçu plus de 100 communications demandant l'évacuation des familles des zones touchées par les affrontements. Ces informations ont été concentrées à Ain Zara, Khallet bin Aoun, Wadi al-Rabii, au sud de Tripoli. 

Il a précisé que l'ambulance et l'urgence ont réussi, samedi, à évacuer 20 Tunisiens de la région de Qasr Ben Ghashir.

Plus tôt dans la journée de dimanche, la mission de l'organisation des Nations unies (ONU) en Libye a appelé, dimanche, à "une trêve humanitaire" de deux heures dans la banlieue sud de la capitale Tripoli, pour assurer l'évacuation des blessés et des civils. 

Dans un communiqué, la mission a exhorté les deux parties à respecter une trêve entre 14 heures et 16 heures (GMT). 

Elle a également appelé toutes les parties impliquées dans les régions de "Wadi al-Rabii" et "Kaikh" et "Qasr Ben Ghachir" et "Aziziyah" à respecter la trêve et à permettre l'entrée d'équipes de secours et du Croissant-Rouge libyen d'urgence. 

Des affrontements armés violents ont éclaté samedi à la périphérie de la capitale, où les forces ont réussi à récupérer des positions appartenant au Gouvernement du Consensus perdues vendredi. 

Jeudi, Hafar a lancé une opération militaire visant à prendre le contrôle de la capitale, Tripoli, conjointement avec les préparatifs des Nations Unies, en vue de la tenue d'une conférence de dialogue dans la ville libyenne de Ghadames (Sud-Ouest), du 14 au 16 avril, dans le cadre d'une feuille de route internationale pour résoudre le conflit dans ce pays arabe riche en pétrole. 

La Libye est en proie depuis 2011 à un conflit sur la légalité et le pouvoir entre le gouvernement de consensus à Tripoli (Ouest), reconnu à l’échelle internationale, et Khalifa Haftar, soutenu par le Parlement de Tobrouk (Est).