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Zarifa Ghafari, la Maire afghane porteuse d’espoir pour ses concitoyennes.

02 mars 2021 à 09h44 Par Abdelsalem HITACHE
Crédit photo : Reseaux sociaux Zarifa Ghafari

 




Afghanistan - Maidan Shar est une ville de 50 000 habitants, dont Zarifa Ghafari est la Maire. La seule du pays. 

 

La seule Maire du pays

Zarifa Ghafari est la seule Maire en Afghanistan. Elle dirige la petite ville de

Maidan Shar, dans la banlieue de Kaboul, la capitale afghane. À 29 ans seulement, la maire ne chôme pas. Pourtant l’accession à ses fonctions ne s’est pas passé comme elle l’espérait.  Aujourd’hui, elle se rappelle cet épisode et raconte : « Le premier jour, je n’ai pas pu accéder à mon bureau. Des hommes m’attendaient avec des bâtons et des pierres ». Et ajoute, n rentrant chez moi « J’ai posté une vidéo en promettant de revenir. Et je suis là. ».

 

Survivante à deux attentats 

Zarifa Ghafari est une femme courage. Elle bouscule les codes d’un pays et une société patriarcale, qui négligent, encore, grandement la place de la femme dans gestion sociale, économique et politique du pays, et même dans l’espace public. Sa volonté d’assumer ses fonctions, s’est décuplée après avoir été visée par deux attentats, qui heureusement pour elle, l’ont ratée. Ces attentats ne la découragent pas manifestement, même si elle déplore les combats perdus en tempêtant « Les Américains n’auraient jamais dû signer un accord avec les talibans et nous obliger à libérer 5 000 prisonniers dont beaucoup étaient des terroristes », en faisant référence aux attentats quasi-quotidiens, à Kaboul, qui visent notamment les femmes actives, femmes, des journalistes, des défenseurs des droits de l’Homme.

 

Un père assassiné et un prix international du courage 

Zarifa GHAFARI compte jouer son rôle et être active auprès de tous ses administrés, notamment auprès des femmes. Ses différentes distinctions, notamment,celle qui en a fait la lauréate du prix international du courage pour les femmes, décerné en mars 2020 à Washington, par Melania Trump, la dope et fait d’elle un symbole pour ses concitoyennes, et par ricochet, une cible permanente. Ce prix lui rappelle, dit-elle, le courage de son père dont l’assassinat n’a jamais été revendiqué, et lui rappelle que son ascension politique reste juchée d’embuches.

  

Abdelsalem HITACHE chroniqueur sur France Maghreb 2 

    

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